L’Ariège (09)

      Le département de l’Ariège (09) se situe entre les Pyrénées-Orientales (66), l’Aude (11) et la Haute-Garonne (31). Celui-ci se place à l’extrémité sud de la région Occitanie, au pied des Pyrénées et de la plaine du Midi toulousain.

Sites majeurs de l’Ariège

Villes et villages :

Foix, Mirepoix, Saint-Girons, Saint-Lizier, Camon, Carla-Bayle et Mazères.

Châteaux forts :

Château de Foix et Château de Lagarde

Châteaux cathares :

Château de Montségur, Château de Roquefixade, Château de Montaillou, Château de Lordat, Château de Miglos et Château de Usson


Un peu d’histoire


La région durant la Préhistoire

      La présence de l’homme dans la région est attestée dès la Préhistoire. Puis durant la protohistoire et l’âge du cuivre, de -2500 à -1800 ans avant notre ère, l’activité humaine se poursuit. Et ce avec la fabrication de silex et d’objets en cuivre, retrouvés en abondance dans le secteur.

L’Antiquité en Ariège

      Les sociétés humaines se sédentarisent, comme en témoignent la découverte de sépultures collectives comme des dolmens ou cavités mortuaires. Ainsi une centaine de celles-ci furent mise au jour. Puis apparaitront durant l’âge du bronze des tumulus sépulcraux et des champs d’urnes, comme retrouvés à Saint-Félix-de-Tournegat.

Les Volques Tectosages sont établis dans la région avant l’arrivée des Romains.

Nous nous dirigeons maintenant pendant l’époque gallo-romaine.

La région fera partie de la province de la Gaule narbonnaise. Bien que l’Ariège n’étant pas une zone de premier plan, un certain nombre de vestiges témoignent de cette époque. Ainsi, on a découvert des monnaies et statues de bronze du IIIe siècle av. J-C. à Pamiers et un puits funéraire de la première moitié du premier siècle av. J.-C.

Comme sur l’oppidum de La Tour d’Ope (à Saint-Jean de Verges), occupé durant un millénaire jusqu’à la fin de l’Empire romain. Où furent découverts de nombreux vestiges comme des statues, vases, bijoux et pièces entre autres.

Sont également présentes, une inscription funéraire à Arrien-en-Bethmale datant du Ier siècle et une à Saint-Lizier du Ier ou IIe siècle. Saint-Lizier étant alors nommé Lugdunum Consoranorum.

De plus, on a découvert à Saint-Girons en 1994 un trésor de 13 000 monnaies en billon. Des pièces faites de cuivre et d’un peu d’argent, datant du IIe siècle de notre ère.

Les âges obscurs, le Haut-Moyen-âge

      L’Ariège est alors partagé par l’influence de deux territoires, le Couserans, à l’ouest et Comté de Foix à l’est. La région connait à cette époque des vagues d’invasions barbares. Celles venues du nord et celles des Arabes en provenance du sud. Alors terre chrétienne, Saint-Lizier doit d’ailleurs son nom à l’un de ses défenseurs. À un certain Licerius, qui est un évêque d’origine portugaise du VIe siècle.

L’implantation durable de la chrétienté dans la région voit l’édification de plusieurs abbayes emblématiques. Comme celle du Mas-d’Azil, fondée avant 807, l’abbaye de Saint-Volusien à Foix fondée avant 849 ou encore celle de Saint-Antoine-et-Saint-Pierre à Lézat-sur-Lèze fondée en 937.

Le Moyen-âge en Ariège

      Les deux territoires, le Couserans et le comté de Foix sont unis sous la même bannière seigneuriale dès les environs du premier millénaire. Comme en témoigne Bernard Roger de Foix (mort aux env. de 1036/1038), comte de Foix, s’intitule aussi «comte de Couserans» dès 1012. En cette même année, le comté de Foix est créé.

Cependant, les comtes de Comminges, présents dans le Centre-ouest de l’Ariège renforcent leur présence et créent une vicomté du Couserans. Ils marquent ainsi une assise gasconne dans le secteur avec la Maison de Comminges-Couserans.

Le catharisme dans la région

      Un mouvement religieux d’ampleur s’installe dans tout le Midi au début du XIIe siècle, le catharisme. Il se soldera par l’anéantissement de ses adeptes par l’Église catholique, à l’exemple des massacres survenus lors de la croisade contre les Albigeois.

Ainsi, en 1207 a lieu le colloque de Pamiers, un grand débat contradictoire entre Cathares et Catholiques. Puis, en 1212 sont définis les «Statuts de Pamiers». Alors que la ville et la région sont en partie aux mains des troupes royalistes et sous l’autorité de Simon IV de Montfort. Puis, l’hérésie cathare prendra fin avec l’immolation de 205 Cathares le 16 mars 1244, au pied de Monségur, le célèbre bastion. Enfin, en 1295 on décide de la création de l’évêché de Pamiers.


Château de Montségur

visite et histoire


Le Moyen-âge dans l’Ariège, suite

      Comme dans tout le Sud-Ouest, l’Ariège par le Couserans et le comté de Foix prennent leur part dans le vaste mouvement du XIIIe siècle de création de bastides. À l’image du Couserans où s’opère la création de La-Bastide-de-Sérou (1252), Le quartier Villefranche de Saint-Girons (1256), Montjoie (1268), Rimont (1272), Montesquieu-Avantès (1272), Lacave (1273) ou encore La-Bastide-du-Salat (1273).

Puis, le siècle suivant voit une série de calamités s’abattre sur la région: la grande famine des années 1310, le Petit Âge glaciaire. Puis, la peste noire sévit en 1348 et enfin la guerre de Cent ans.

D’abord vassaux des comtes de Toulouse, le comté de Foix s’unit en 1290 à la vicomté de Béarn. L’un de ses plus illustres seigneurs est sans nul doute Gaston III de Foix-Béarn dit Fébus (1331- 1391), Comte de Foix et seigneur de Béarn.

En 1479, Éléonore Ire de Navarre, reine de Navarre, épouse Gaston IV de Foix, comte de Foix. À son décès, sans héritier direct vivant, c’est son petit-fils François Fébus qui lui succède. Cependant, celui-ci décède très jeune en 1483. Ainsi c’est sa sœur Catherine de Navarre qui, en épousant Jean, sire d’Albret, qui ajoute dans cette maison, le comté de Foix et la couronne de Navarre.  Elle lie désormais leur destinée.

L’Époque moderne

      Ainsi le comté de Foix passe à la Maison d’Albret de 1483 à 1555, puis à la Maison de Bourbon-Vendôme de 1555 à 1607. Enfin il est rattaché au domaine royal français grâce au roi Henri IV en 1607. Il le reste jusqu’en 1789.

Les guerres de religions sévissent en France dans la deuxième partie du XVIe siècle. Elles secouent la région également durant le siècle suivant. Ces guerres et tensions opposent les catholiques et protestants. Ainsi, les Huguenots saccagent et incendient plusieurs édifices et institutions catholiques comme l’église de La Tour-du-Crieu ou encore celles de Foix et ses abbayes.

L’Ariège durant l’Époque contemporaine

      Le département de l’Ariège tel qu’on le connait aujourd’hui est créé en 1789 par la loi du 22 décembre. Il regroupe le comté de Foix et du Couserans.

Le XIXe siècle est marqué par des révoltes importantes appelées «guerre des Demoiselles». Elles font suite à nouvelle réglementation du code forestier très restrictive. Ce qui mettra le feu aux poudres et embrasera la région.

Les conditions de vie et d’hygiène y sont précaires, elles sont le terreau de la prolifération d’épidémies de choléra. Celle de 1854 est particulièrement meurtrière.

Mais le XIXe siècle voit l’essor de l’industrie et l’Ariège en bénéficie également. Ainsi ses nombreux et puissants cours d’eau sont utilisés pour des systèmes hydrauliques. De plus, le département possède aussi une réserve importante en minerai de fer avec notamment une mine exceptionnelle, celle de Rancié. Le secteur métallurgique se développe comme avec la création en 1817 de l’usine métallurgique de Pamiers ou encore celle de la forge de Montgailhard.

Dès 1907, une aluminerie est ouverte à Auzat. Le département se développe comme avec la construction de barrages hydroélectriques. Au début du XXe siècle on exploite du zinc et du plomb dans la montagne frontalière du Castillonnais et du tungstène à Salau. D’autres secteurs se développent comme les fromageries régionales ou les carrières de marbre en Couserans.

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